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    <title>blogy Reader</title>
    <link>https://blog.linarphy.net</link>
    <description>Read the latest posts from blogy.</description>
    <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 23:13:19 +0000</pubDate>
    <item>
      <title>Ça y est, c’est la saison PISA !</title>
      <link>https://blog.linarphy.net/linarphy/ca-y-est-cest-la-saison-pisa</link>
      <description>&lt;![CDATA[Un édito du Monde, avec deux articles, dont un en une sur leur site. Ce n’est pas tout, une tribune sur le même journal, au moins trois articles sur Le Figaro, une interview de Blanquer (parce que ?) dans le même torchon 💩. Au tour de Libé: un édito (avec une illustration que je ne commenterai pas), une interview de Kaire Põder (une chercheuse qui a au moins plus sa place), au moins deux articles.&#xA;&#xA;Je n’ose pas imaginer le discours sur les plateaux de télévisions 💀.&#xA;&#xA;Alors de deux choses l’une: soit ce matraquage est justifié, et nous devenons stupides. Soit une institution décide d’un calendrier et d’un angle, et cet angle est attirant 🤑 pour les médias d’informations. Même l’existence d’une &#34;petite&#34; diminution, voire incertitude quand à l’évolution de la capacité cognitive de notre population ne justifierai pas un tel matraquage 🔨, à mon avis.&#xA;&#xA;Si la première théorie est valide, le sujet est important. Il devrait être traité de manière continue, il devrait y avoir un corpus d’études, de méta-analyses 📰 qui mettrai en évidence la réalité de cette perte cognitive et ses raisons. Or, d’une part, le sujet n’est traité que lors d’événements ponctuels (comme la sortie du classement PISA), ou par des tribunes des maisons d’éditions ou des collectifs d’écrivain·e·s.&#xA;&#xA;Il est à noter qu’aucun journal que je considère &#34;de référence&#34;, comme Le Monde ou Libération, n’a la rubrique &#34;Éducation&#34; visible sur leur page d’accueil (alors qu’elle existe belle et bien 🤓). Ce ne serait cependant pas la première fois que les journaux ne prennent pas la mesure de l’importance d’un sujet. Il faudrait toutefois se rappeler que ces journaux prétendent, lors de ces &#34;vagues&#34;, que le sujet est primordial. Mettons ça de côté. Sur les raisons d’une potentielle &#34;crise de l’éducation&#34;, il me semble qu’il y a de la matière. Une simple recherche sur cairn avec le mot clef &#34;éducation&#34; ouvre la voie a une multitude d’articles et de livres, mêlant philosophie, sociologie et histoire. Il est intéressant de voir, d’ailleurs, que ces travaux sont peu, voir pas, utilisés dans les articles précédemment mentionnés. Il est néanmoins important de noter qu’une grande partie des articles mentionnent le manque de moyen alloué à l’éducation. Bon, la plupart demandent aussi une nouvelle réforme de l’éducation, les enseignant·e·s, AESH et personnel·le·s de l’éducation nationale savent à quoi s’en tenir, iels vont bientôt recevoir de nouvelles vidéos ! Youpi 🎉 !&#xA;&#xA;Mais le point important, à mon humble avis, c’est l’existence d’une &#34;diminution des capacités cognitives&#34; de la population (ou seulement des enfants). Déjà, un premier point évident et qui peut faire réagir, c’est qu’il y a toujours eu un discours conservateur, voir réactionnaire, sur un &#34;niveau qui baisse&#34;. Lors de discussions, on m’a répondu que cela n’empêche pas une telle théorie d’être vraie. C’est évidemment vrai. Par contre, on m’a aussi accusé de construire ma pensée en opposition simple à cette théorie parce que conservatrice. Ça, j’ai moins aimé. Ça ressemblait d’ailleurs beaucoup à un discours sur le voile, où on m’accusait simplement de ne pas vouloir être d’accord avec des gens de droite. Je tiens à dire que je ne forme pas ma pensé par opposition, merci 😅.&#xA;&#xA;Le classement PISA n’est pas neutre, comme tout classement. Il provient de l’OCDE, un acteur économique, qui a sa vision de l’éducation (et de la société). Je soutient qu’on ne peut comparer des systèmes éducatifs dans un simple classement. Par exemple, je ne souhaite pas d’un système d’éducation &#34;à la japonaise&#34; ! Le Japon fait pourtant beaucoup mieux dans ce fabuleux classement PISA.&#xA;&#xA;De plus, quand l’édito du Monde parle de &#34;diminution cognitive globale des capacités cognitives&#34;, je crois rêver (et je me rassure quand à mon choix de cesser mon abonnement) ! Comment diantre le classement PISA peut permettre de tenir de tel propos ? La capacité cognitive mesuré par des examens de littérature, de mathématique ou de &#34;science&#34; ? Merde quoi. C’est pas sérieux. Et ça à un effet sur les non-avertis ! Ça entretien une vision d’une &#34;chute civilisationnelle&#34;. Encore une fois, je serai prêt à discuter de &#34;d’effondrement civilisationnelle&#34;, si elle existait ! Pas parce que c’est un sujet conservateur, mais parce que c’est faux.&#xA;&#xA;Petit hors sujet: En soit, ce n’est pas totalement vrai. L’évocation de certains sujet en public n’est pas bon qu’il soit vrai ou faux en fonction d’une idéologie politique et ce n’est pas forcément un problème: elle peut être si présente dans le débat public, avec un seul angle d’attaque, que simplement évoquer le sujet, même avec un autre angle, ne fait qu’entretenir l’angle &#34;dominant&#34;. Maintenant, peut-on considérer cet espace comme un lieu &#34;public&#34; ? D’où le fait que j’accepte ici de parler &#34;d’effondrement civilisationnelle&#34; alors que cette notion est de toute manière intégré dans un discours réactionnaire, qu’on la critique ou non. Ça pourrait être l’objet d’un futur billet.&#xA;&#xA;Un bon complément avec ce débat sur Médiapart (en accès libre ! Mais sur Youtube): https://www.youtube.com/watch?v=o7Lvms9ktK0&#xA;&#xA;(Ce qui fait que, oui, Médiapart me donne plus ou moins tort, il existe des médias qui traitent mieux cette information, même si je suis en désaccord avec pas mal d’éléments)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/08/classement-pisa-alerte-globale-sur-les-savoirs-des-enfants_6768341_3232.html" rel="nofollow">Un édito du Monde</a>, avec <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/08/pisa-2025-le-decrochage-inedit-des-resultats-des-eleves-en-france-comme-dans-l-ensemble-de-l-ocde_6768129_3224.html" rel="nofollow">deux articles</a>, <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/08/pisa-2025-le-recit-du-declinisme-francais-de-retour-dans-la-presidentielle_6768438_823448.html" rel="nofollow">dont un en une sur leur site</a>. Ce n’est pas tout, <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/08/pisa-2025-il-faut-passer-d-une-succession-de-reformes-du-systeme-educatif-a-une-strategie-de-progres-ancree-dans-la-duree_6768199_3232.html" rel="nofollow">une tribune sur le même journal</a>, <a href="https://www.lefigaro.fr/pisa-2026-la-france-au-plus-bas-et-une-maitrise-de-la-lecture-en-chute-libre-partout-dans-le-monde-20260908" rel="nofollow">au moins trois articles sur Le Figaro</a>, <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/jean-michel-blanquer-pisa-2025-une-crise-francaise-qui-s-inscrit-dans-une-degringolade-mondiale-20260908" rel="nofollow">une interview de Blanquer (parce que ?) dans le même torchon 💩</a>. Au tour de Libé: <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/rapport-pisa-niveau-de-lecture-en-chute-libre-pour-les-enfants-un-defi-pour-les-grands-20260908_F5MWPXIIZ5AZNCQ2FMYEB5CJCA/" rel="nofollow">un édito (avec une illustration que je ne commenterai pas)</a>, <a href="https://www.liberation.fr/societe/education/la-conviction-que-leducation-est-le-principal-vecteur-de-mobilite-sociale-pourquoi-lestonie-est-si-bonne-au-classement-pisa-20260908_76MJLBZPJVGO3MFOQ4Z63KL2YE/" rel="nofollow">une interview de Kaire Põder (une chercheuse qui a au moins plus sa place)</a>, <a href="https://www.liberation.fr/societe/education/preoccupant-mobilisation-generale-retablissement-de-la-discipline-la-classe-politique-alarmee-apres-la-publication-du-rapport-pisa-20260908_VCOPVNSZXFFDXA33TXWBZ3TX6Q/" rel="nofollow">au moins deux</a> <a href="https://www.liberation.fr/societe/education/rapport-pisa-2025-les-plus-faibles-resultats-jamais-enregistres-en-france-sur-fond-de-tendance-mondiale-a-la-baisse-20260908_TDOYDTBYIVB23APXJQK3GVTKUE/" rel="nofollow">articles</a>.</p>

<p>Je n’ose pas imaginer le discours sur les plateaux de télévisions 💀.</p>

<p>Alors de deux choses l’une: soit ce matraquage est justifié, et nous devenons stupides. Soit une institution décide d’un calendrier et d’un angle, et cet angle est attirant 🤑 pour les médias d’informations. Même l’existence d’une “petite” diminution, voire incertitude quand à l’évolution de la capacité cognitive de notre population ne justifierai pas un tel <strong>matraquage</strong> 🔨, à mon avis.</p>

<p>Si la première théorie est valide, le sujet est important. Il devrait être traité de manière continue, il devrait y avoir un corpus d’études, de méta-analyses 📰 qui mettrai en évidence la réalité de cette perte cognitive et ses raisons. Or, d’une part, le sujet n’est traité que lors d’événements ponctuels (comme la sortie du classement PISA), ou par des tribunes des maisons d’éditions ou des collectifs d’écrivain·e·s.</p>

<p>Il est à noter qu’aucun journal que je considère “de référence”, comme Le Monde ou Libération, n’a la rubrique “Éducation” visible sur leur page d’accueil (alors qu’elle existe belle et bien 🤓). Ce ne serait cependant pas la première fois que les journaux ne prennent pas la mesure de l’importance d’un sujet. Il faudrait toutefois se rappeler que ces journaux <em>prétendent</em>, lors de ces “vagues”, que le sujet est <strong>primordial</strong>. Mettons ça de côté. Sur les raisons d’une potentielle “crise de l’éducation”, il me semble qu’il y a de la matière. Une simple recherche sur <a href="https://shs.cairn.info" rel="nofollow">cairn</a> avec le mot clef “éducation” ouvre la voie a une multitude d’articles et de livres, mêlant philosophie, sociologie et histoire. Il est intéressant de voir, d’ailleurs, que ces travaux sont peu, voir pas, utilisés dans les articles précédemment mentionnés. Il est néanmoins important de noter qu’une grande partie des articles mentionnent le manque de moyen alloué à l’éducation. Bon, la plupart demandent aussi une nouvelle réforme de l’éducation, les enseignant·e·s, AESH et personnel·le·s de l’éducation nationale savent à quoi s’en tenir, iels vont bientôt recevoir de nouvelles vidéos ! Youpi 🎉 !</p>

<p>Mais le point important, à mon humble avis, c’est l’existence d’une “diminution des capacités cognitives” de la population (ou seulement des enfants). Déjà, un premier point évident et qui peut faire réagir, c’est qu’il y a toujours eu un discours conservateur, voir réactionnaire, sur un “niveau qui baisse”. Lors de discussions, on m’a répondu que cela n’empêche pas une telle théorie d’être vraie. C’est évidemment vrai. Par contre, on m’a aussi accusé de construire ma pensée en opposition simple à cette théorie parce que conservatrice. Ça, j’ai moins aimé. Ça ressemblait d’ailleurs beaucoup à un discours sur le voile, où on m’accusait simplement de ne pas <em>vouloir</em> être d’accord avec des gens de droite. Je tiens à dire que je ne forme pas ma pensé par opposition, merci 😅.</p>

<p>Le classement PISA n’est pas neutre, comme tout classement. Il provient de l’OCDE, un acteur économique, qui a <strong>sa</strong> vision de l’éducation (et de la société). Je soutient qu’on ne peut comparer des systèmes éducatifs dans un simple classement. Par exemple, je ne souhaite pas d’un système d’éducation “à la japonaise” ! Le Japon fait pourtant beaucoup mieux dans ce fabuleux classement PISA.</p>

<p>De plus, quand <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/08/classement-pisa-alerte-globale-sur-les-savoirs-des-enfants_6768341_3232.html" rel="nofollow">l’édito du Monde</a> parle de “diminution cognitive globale des capacités cognitives”, je crois rêver (et je me rassure quand à mon choix de cesser mon abonnement) ! Comment diantre le classement PISA peut permettre de tenir de tel propos ? La capacité cognitive mesuré par des examens de littérature, de mathématique ou de “science” ? Merde quoi. C’est pas sérieux. Et ça à un effet sur les non-avertis ! Ça entretien une vision d’une “chute civilisationnelle”. Encore une fois, je serai prêt à discuter de “d’effondrement civilisationnelle”, si elle existait ! Pas parce que c’est un sujet conservateur, mais parce que c’est faux.</p>

<p>Petit hors sujet: En soit, ce n’est pas totalement vrai. L’évocation de certains sujet <em>en public</em> n’est pas bon qu’il soit vrai ou faux en fonction d’une idéologie politique et ce n’est pas forcément un problème: elle peut être si présente dans le débat public, avec un seul angle d’attaque, que simplement évoquer le sujet, même avec un autre angle, ne fait qu’entretenir l’angle “dominant”. Maintenant, peut-on considérer cet espace comme un lieu “public” ? D’où le fait que j’accepte ici de parler “d’effondrement civilisationnelle” alors que cette notion est de toute manière intégré dans un discours réactionnaire, qu’on la critique ou non. Ça pourrait être l’objet d’un futur billet.</p>

<p>Un bon complément avec ce débat sur Médiapart (en accès libre ! Mais sur Youtube): <a href="https://www.youtube.com/watch?v=o7Lvms9ktK0" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=o7Lvms9ktK0</a></p>

<p>(Ce qui fait que, oui, Médiapart me donne plus ou moins tort, il existe des médias qui traitent <em>mieux</em> cette information, même si je suis en désaccord avec pas mal d’éléments)</p>
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      <author>linarphy</author>
      <guid>https://blog.linarphy.net/read/a/gkj59bvz0u</guid>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 20:40:40 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Définition de ma philosophie</title>
      <link>https://blog.linarphy.net/linarphy/definition-de-ma-philosophie</link>
      <description>&lt;![CDATA[Il me semble qu’il y a différentes manières de juger la valeur d’une action par rapport à notre philosophie, avec deux positions extrêmes :&#xA;&#xA;juger en fonction de son ressenti (spontanéité)&#xA;juger en fonction de règles prédéfinies (calcul)&#xA;&#xA;Évidemment, il s’agirait d’un spectre 👻: l’un tendant vers une sorte d’obscurantisme ou un·e humain·e peut assumer sans problème des positions totalement contradictoires. L’autre tendant vers une vision de monde inamovible, totalement sectaire.&#xA;&#xA;J’ai l’impression de tendre vers la deuxième option, dans le sens où je conscientise beaucoup ma pensée. C’est pour ça que je souhaite exposer ici la base de cette vision du monde.&#xA;&#xA;Qu’on soit clair, il ne s’agit pas d’une hypothèse que je tiendrais à distance pour l’évaluer, mais la manière dont je pense le réel. Parce que je pense l’idée du réel de cette manière, je crois que c’est une bonne description du réel. Et justement 🤓 ! Il faut entendre cette phrase au sens précis où je la comprends : croire n’est pas savoir, cf. Lequier « Quand on croit détenir la vérité, il faut savoir qu&#39;on le croit, non pas croire qu&#39;on le sait ». Il ne s’agit pas là de dire à d’autres ce que devrait être le réel pour eux.&#xA;&#xA;D’ailleurs, et c’est un des aspects que j’adore, cette philosophie est réflexive (tu peux aller voir le dernier point pour comprendre). Elle peut aussi être utilisée &#34;telle quelle&#34;, sans supposer qu’elle définit le réel. Les conséquences ne s’appliqueront alors pas toutes.&#xA;&#xA;Voici donc mon ontologie qui prétend décrire le réel. #jesuisfun&#xA;&#xA;Ontologie&#xA;&#xA;Réel&#xA;&#xA;Il existe un réel objectif unique et causal.&#xA;&#xA;Structure du réel&#xA;&#xA;Le réel est régi par un ensemble de contrainte, qui le structure. Cette structure définit les relations possibles entre les états et les contraintes de transition.&#xA;&#xA;Elle n’est pas dérivable des états eux-mêmes, mais conditionne leur organisation.&#xA;&#xA;La structure du réel est continue : entre deux états, il existe toujours la possibilité d’états intermédiaires, et aucune séparation fondamentale ne constitue un saut discret irréductible.&#xA;&#xA;La structure du réel est raffinable: entre deux interactions, il existe toujours la possibilité d’interactions intermédiaires, et aucune séparation fondamentale ne constitue un saut discret irréductible.&#xA;&#xA;La première concerne la structure des états, la seconde la structure des interactions.&#xA;&#xA;État&#xA;&#xA;L’état est l’unité conceptuelle de description. Il est la définition d’une coupe descriptive du réel. Il est immergé dans le réel et n’est jamais isolé d’autres états par une séparation fondamentale. Il n’est pas un constituant fondamental du réel.&#xA;&#xA;Interaction&#xA;&#xA;Une interaction est une relation causale entre états, par laquelle un ou plusieurs états déterminent la transition d’un état vers un nouvel état selon les contraintes de la structure du réel.&#xA;&#xA;Espace de transition&#xA;&#xA;L’espace de transitions est l’ensemble des états possibles accessibles à partir d’un état donné selon les contraintes du réel.&#xA;&#xA;Sémantiques dérivées&#xA;&#xA;À partir de cette définition (et description) du réel, je peux définir des concepts dérivés, ne nécessitant pas d’ajouter de nouveaux axiomes.&#xA;&#xA;Temps&#xA;&#xA;La causalité induit un ordre entre les états, définissant une structure d’évolution. Cet ordre est raffinable au sens où toute transition peut être raffinée en transitions intermédiaires compatibles avec la structure du réel. Cet ordre est appelé temps.&#xA;&#xA;Système&#xA;&#xA;Un système est une organisation d’états reliés par des interactions dans la structure du réel. Il permet de décrire une évolution d’état comme une unité conceptuelle.&#xA;&#xA;Théorie&#xA;&#xA;Une théorie est un système ayant la capacité de définir un espace de transitions d’états possibles.&#xA;&#xA;Modèle&#xA;&#xA;Un modèle est une théorie dont les transitions d’états possibles sont compatibles avec celles permises par la structure du réel.&#xA;&#xA;Puissance&#xA;&#xA;La puissance est une propriété d’un système décrivant son impact relatif sur les transitions d’autres systèmes, telles qu’induite par les interactions définies dans la structure du réel.&#xA;&#xA;Influence&#xA;&#xA;L’influence est une propriété d’un couple dirigé de systèmes correspondant à la restriction de la puissance du premier système au second. Elle permet de décomposer la puissance globale en effets relationnels localisés.&#xA;&#xA;Conscience&#xA;&#xA;La conscience est un des systèmes générant des théories. Elle permet la construction d’abstractions utilisées pour prédire les interactions futures entre états.&#xA;&#xA;Sujet&#xA;&#xA;Le sujet (&#34;je&#34;) est l’activité d’une conscience particulière du réel, en tant que système inclus dans le réel.&#xA;&#xA;Conséquence structurelle&#xA;&#xA;Cette ontologie décrit un réel avec certaines propriétés particulières.&#xA;&#xA;Essentialisme&#xA;&#xA;Il ne peut exister d’essences. Les états étant des découpages descriptifs d’une partie du réel, ils ne peuvent être définis comme des propriétés intrinsèques au réel.&#xA;&#xA;Toute &#34;propriété&#34; est une manière de décrire des relations dans la structure du réel.&#xA;&#xA;Finalité&#xA;&#xA;Un état ou un système ne possède pas de finalité intrinsèque, celle-ci étant une construction descriptive interne aux systèmes.&#xA;&#xA;Libre-arbitre&#xA;&#xA;Le libre-arbitre, compris comme capacité d’un système à être causalement indépendant de la structure du réel, n’est pas compatible avec cette ontologie.&#xA;&#xA;Isolement&#xA;&#xA;Puisqu&#39;un état est une découpe descriptive du réel, que la structure du réel est continue et que les interactions sont fondamentales, aucun état (et aucun système) ne peut être totalement indépendant du reste du réel.&#xA;&#xA;Identité&#xA;&#xA;L’identité d’un état (ou d’un système) n’est pas une propriété fondamentale (intrinsèque) de celui-ci. Il dépend de la manière dont on découpe les états et les interactions.&#xA;&#xA;Observateur extérieur&#xA;&#xA;Tout observateur est dans le réel. Il ne peut donc être extérieur à tout système. Autrement dit, on peut toujours trouver un état qui contient cet observateur.&#xA;&#xA;Faillibilisme structurel&#xA;&#xA;Tout modèle suffisamment riche pour décrire le réel doit également pouvoir se décrire lui-même comme partie du réel. Cette réflexivité implique qu&#39;il ne peut fournir une description complète de lui-même ni du réel dans lequel il est inclus.&#xA;&#xA;Incomplétude des modèles&#xA;&#xA;L’existence d’un observateur extérieur étant impossible, et la structure du réel étant continue, il est impossible pour un modèle de décrire l’ensemble des espaces de transition.&#xA;&#xA;Non-séparabilité structurelle entre ontologie, épistémologie et politique&#xA;&#xA;La séparation entre ontologie, épistémologie et politique est un outil descriptif utile, permettant de limiter les glissements réductionnistes. Cependant, ces niveaux ne sont pas fondamentalement indépendants : ils sont pris dans les mêmes contraintes structurelles et ne peuvent être isolés qu’approximativement.&#xA;&#xA;Espace de ce qui est souhaitable&#xA;&#xA;Si mon modèle du réel est correct, alors l’espace de mes désirs possibles est structurellement contraint. Certains ensembles de désirs deviennent instables ou incohérents avec les interactions que ce modèle décrit.&#xA;&#xA;En tant que système inclus dans ce réel, certaines configurations de désirs tendent à être écartées au profit de configurations plus compatibles avec cette structure. Autrement dit, ce système n’est pas politiquement neutre, et aucun système ne l’est.&#xA;&#xA;Statut de cette ontologie&#xA;&#xA;Cette ontologie est un modèle : elle décrit de manière incomplète certaines transitions possibles entre états, telles qu’elles émergent de la structure du réel.]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble qu’il y a différentes manières de juger la valeur d’une action par rapport à notre philosophie, avec deux positions extrêmes :</p>
<ul><li>juger en fonction de son ressenti (spontanéité)</li>
<li>juger en fonction de règles prédéfinies (calcul)</li></ul>

<p>Évidemment, il s’agirait d’un spectre 👻: l’un tendant vers une sorte d’obscurantisme ou un·e humain·e peut assumer sans problème des positions totalement contradictoires. L’autre tendant vers une vision de monde inamovible, totalement sectaire.</p>

<p>J’ai l’impression de tendre vers la deuxième option, dans le sens où je conscientise beaucoup ma pensée. C’est pour ça que je souhaite exposer ici la base de cette vision du monde.</p>

<p>Qu’on soit clair, il ne s’agit pas d’une hypothèse que je tiendrais à distance pour l’évaluer, mais la manière dont je pense le réel. Parce que je <em>pense</em> l’idée du réel de cette manière, je <em>crois</em> que c’est une bonne description du réel. Et justement 🤓 ! Il faut entendre cette phrase au sens précis où je la comprends : croire n’est pas savoir, cf. Lequier « Quand on croit détenir la vérité, il faut savoir qu&#39;on le croit, non pas croire qu&#39;on le sait ». Il ne s’agit pas là de dire à d’autres ce que devrait être le réel pour eux.</p>

<p>D’ailleurs, et c’est un des aspects que j’<strong>adore</strong>, cette philosophie est réflexive (tu peux aller voir le dernier point pour comprendre). Elle peut aussi être utilisée “telle quelle”, sans supposer qu’elle définit le réel. Les conséquences ne s’appliqueront alors pas toutes.</p>

<p>Voici donc mon ontologie qui prétend décrire le réel. #jesuisfun</p>

<h2 id="ontologie">Ontologie</h2>

<h3 id="réel">Réel</h3>

<p>Il existe un réel objectif unique et causal.</p>

<h3 id="structure-du-réel">Structure du réel</h3>

<p>Le réel est régi par un ensemble de contrainte, qui le structure. Cette structure définit les relations possibles entre les états et les contraintes de transition.</p>

<p>Elle n’est pas dérivable des états eux-mêmes, mais conditionne leur organisation.</p>

<p>La structure du réel est continue : entre deux états, il existe toujours la possibilité d’états intermédiaires, et aucune séparation fondamentale ne constitue un saut discret irréductible.</p>

<p>La structure du réel est raffinable: entre deux interactions, il existe toujours la possibilité d’interactions intermédiaires, et aucune séparation fondamentale ne constitue un saut discret irréductible.</p>

<p>La première concerne la structure des états, la seconde la structure des interactions.</p>

<h3 id="état">État</h3>

<p>L’état est l’unité conceptuelle de description. Il est la définition d’une coupe descriptive du réel. Il est immergé dans le réel et n’est jamais isolé d’autres états par une séparation fondamentale. Il n’est pas un constituant fondamental du réel.</p>

<h3 id="interaction">Interaction</h3>

<p>Une interaction est une relation causale entre états, par laquelle un ou plusieurs états déterminent la transition d’un état vers un nouvel état selon les contraintes de la structure du réel.</p>

<h3 id="espace-de-transition">Espace de transition</h3>

<p>L’espace de transitions est l’ensemble des états possibles accessibles à partir d’un état donné selon les contraintes du réel.</p>

<h2 id="sémantiques-dérivées">Sémantiques dérivées</h2>

<p>À partir de cette définition (et description) du réel, je peux définir des concepts dérivés, ne nécessitant pas d’ajouter de nouveaux axiomes.</p>

<h3 id="temps">Temps</h3>

<p>La causalité induit un ordre entre les états, définissant une structure d’évolution. Cet ordre est raffinable au sens où toute transition peut être raffinée en transitions intermédiaires compatibles avec la structure du réel. Cet ordre est appelé temps.</p>

<h3 id="système">Système</h3>

<p>Un système est une organisation d’états reliés par des interactions dans la structure du réel. Il permet de décrire une évolution d’état comme une unité conceptuelle.</p>

<h3 id="théorie">Théorie</h3>

<p>Une théorie est un système ayant la capacité de définir un espace de transitions d’états possibles.</p>

<h3 id="modèle">Modèle</h3>

<p>Un modèle est une théorie dont les transitions d’états possibles sont compatibles avec celles permises par la structure du réel.</p>

<h3 id="puissance">Puissance</h3>

<p>La puissance est une propriété d’un système décrivant son impact relatif sur les transitions d’autres systèmes, telles qu’induite par les interactions définies dans la structure du réel.</p>

<h3 id="influence">Influence</h3>

<p>L’influence est une propriété d’un couple dirigé de systèmes correspondant à la restriction de la puissance du premier système au second. Elle permet de décomposer la puissance globale en effets relationnels localisés.</p>

<h3 id="conscience">Conscience</h3>

<p>La conscience est un des systèmes générant des théories. Elle permet la construction d’abstractions utilisées pour prédire les interactions futures entre états.</p>

<h3 id="sujet">Sujet</h3>

<p>Le sujet (“je”) est l’activité d’une conscience particulière du réel, en tant que système inclus dans le réel.</p>

<h2 id="conséquence-structurelle">Conséquence structurelle</h2>

<p>Cette ontologie décrit un réel avec certaines propriétés particulières.</p>

<h3 id="essentialisme">Essentialisme</h3>

<p>Il ne peut exister d’essences. Les états étant des découpages descriptifs d’une partie du réel, ils ne peuvent être définis comme des propriétés intrinsèques au réel.</p>

<p>Toute “propriété” est une manière de décrire des relations dans la structure du réel.</p>

<h3 id="finalité">Finalité</h3>

<p>Un état ou un système ne possède pas de finalité intrinsèque, celle-ci étant une construction descriptive interne aux systèmes.</p>

<h3 id="libre-arbitre">Libre-arbitre</h3>

<p>Le libre-arbitre, compris comme capacité d’un système à être causalement indépendant de la structure du réel, n’est pas compatible avec cette ontologie.</p>

<h3 id="isolement">Isolement</h3>

<p>Puisqu&#39;un état est une découpe descriptive du réel, que la structure du réel est continue et que les interactions sont fondamentales, aucun état (et aucun système) ne peut être totalement indépendant du reste du réel.</p>

<h3 id="identité">Identité</h3>

<p>L’identité d’un état (ou d’un système) n’est pas une propriété fondamentale (intrinsèque) de celui-ci. Il dépend de la manière dont on découpe les états et les interactions.</p>

<h3 id="observateur-extérieur">Observateur extérieur</h3>

<p>Tout observateur est dans le réel. Il ne peut donc être extérieur à tout système. Autrement dit, on peut toujours trouver un état qui contient cet observateur.</p>

<h3 id="faillibilisme-structurel">Faillibilisme structurel</h3>

<p>Tout modèle suffisamment riche pour décrire le réel doit également pouvoir se décrire lui-même comme partie du réel. Cette réflexivité implique qu&#39;il ne peut fournir une description complète de lui-même ni du réel dans lequel il est inclus.</p>

<h3 id="incomplétude-des-modèles">Incomplétude des modèles</h3>

<p>L’existence d’un observateur extérieur étant impossible, et la structure du réel étant continue, il est impossible pour un modèle de décrire l’ensemble des espaces de transition.</p>

<h3 id="non-séparabilité-structurelle-entre-ontologie-épistémologie-et-politique">Non-séparabilité structurelle entre ontologie, épistémologie et politique</h3>

<p>La séparation entre ontologie, épistémologie et politique est un outil descriptif utile, permettant de limiter les glissements réductionnistes. Cependant, ces niveaux ne sont pas fondamentalement indépendants : ils sont pris dans les mêmes contraintes structurelles et ne peuvent être isolés qu’approximativement.</p>

<h3 id="espace-de-ce-qui-est-souhaitable">Espace de ce qui est souhaitable</h3>

<p>Si mon modèle du réel est correct, alors l’espace de mes désirs possibles est structurellement contraint. Certains ensembles de désirs deviennent instables ou incohérents avec les interactions que ce modèle décrit.</p>

<p>En tant que système inclus dans ce réel, certaines configurations de désirs tendent à être écartées au profit de configurations plus compatibles avec cette structure. Autrement dit, ce système n’est pas politiquement neutre, et aucun système ne l’est.</p>

<h3 id="statut-de-cette-ontologie">Statut de cette ontologie</h3>

<p>Cette ontologie est un modèle : elle décrit de manière incomplète certaines transitions possibles entre états, telles qu’elles émergent de la structure du réel.</p>
]]></content:encoded>
      <author>linarphy</author>
      <guid>https://blog.linarphy.net/read/a/ryth9hdjo6</guid>
      <pubDate>Tue, 30 Jun 2026 18:05:42 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi je ne suis pas raciste</title>
      <link>https://blog.linarphy.net/linarphy/pourquoi-je-ne-suis-pas-raciste</link>
      <description>&lt;![CDATA[ou du questionnement de l’origine de nos opinions&#xA;&#xA;Une question primordiale, lorsqu’on est conscient d’avoir une opinion sur un sujet, est l’origine de cette opinion. Tout ce texte part ici du postulat qu’il est souhaitable de comprendre la réalité.&#xA;&#xA;Vient le sujet du titre, qui est finalement un exemple parmi tant d’autres : Pourquoi ne suis-je pas raciste ?&#xA;&#xA;Souvent, la réponse est morale : on sait que le racisme est mauvais, en évitant d’être ce qui est mauvais, nous ne sommes pas raciste. Mais d’où vient ce savoir si ce n’est de notre éducation, de notre environnement ?&#xA;&#xA;Prenons une personne, comme il en existe tant, qui tient des propos et des agissements clairement racistes. Alors qu’il ne comprend pas forcément le terme, voire même, alors qu’il ignore son sens, mais étant dans la même société que nous, il sait que le racisme est considéré comme mauvais. Il a alors le choix entre la reconnaissance d’être lui-même mauvais, de renier ses agissements, ou de reconsidérer ce qu’il tient pour bon et mal. On peut déjà voir qu’aucun des choix n’est bon pour la société et pour lui. L’option la moins coûteuse, le déni, est, il me semble, la plus facilement choisie.&#xA;&#xA;Répondre « je ne suis pas raciste, car le racisme, c’est mal », c’est aussi, de manière implicite, répondre « je serai raciste si on m’avais appris que le racisme était bon ». N’est-ce pas là une affirmation raciste ?&#xA;&#xA;Le racisme n’est donc pour nous qu’une question résolue depuis l’obtention du savoir &#34;le racisme est mauvais&#34; ? Mais comment savons-nous justement que &#34;le racisme est mauvais&#34; ? Comment réagirons nous face à un racisme devenu moral ?&#xA;&#xA;La société actuelle devient de plus en plus ouvertement raciste, entre autre. Il n’est donc pas impossible que le racisme soit devenue une idée moralement bonne pour certains individus, et que la société entière bascule un jour dans cette morale raciste. Préparons-nous donc à comprendre l’origine de nos opinions, afin de ne pas devenir raciste à la première occasion.&#xA;&#xA;Si l’on continue sur le concept de racisme comme exemple d’une idée mauvaise. Voilà donc pourquoi je ne suis pas raciste:&#xA;&#xA;Je suis en faveur d’une société heureuse, dans laquelle chaque individu a le maximum de possibilités d’action (je ne crois pas au libre arbitre). C’est donc une société qui minimise les oppressions, c’est à dire les restrictions de liberté/de considération. Il est donc nécessaire de justifier toute réduction de droits ou toute différence de traitement entre les individus. Puisqu’il n’y a aucune justification à modifier les comportements des individus en fonction de leur couleur de peau ou de leurs origines, je pense que le racisme n’a pas d’aspect positif dans le monde.&#xA;&#xA;Allons même plus loin: le racisme est une discrimination qui produit des inégalités qui produisent de la violence, qui produit des oppressions. Le racisme a donc des effets négatif sur la société. J’en déduis donc, plus qu’un manque d’intérêt du racisme, que le racisme est un problème, et qu’il doit être combattu.&#xA;&#xA;Attention ! Cela ne veut pas dire que je n’ai jamais d’attitude raciste. C’est la notion de racisme systémique: j’ai été éduqué et fait parti d’une société raciste, et ai donc encore des réflexes racistes. L’idée que je défend dans ce post est limité à son titre, et ce n’est pas &#34;comment lutter contre le racisme&#34;, qui mériterai évidemment un post à part. ]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em>ou du questionnement de l’origine de nos opinions</em></p>

<p>Une question primordiale, lorsqu’on est conscient d’avoir une opinion sur un sujet, est l’origine de cette opinion. Tout ce texte part ici du postulat qu’il est souhaitable de comprendre la réalité.</p>

<p>Vient le sujet du titre, qui est finalement un exemple parmi tant d’autres : Pourquoi ne suis-je pas raciste ?</p>

<p>Souvent, la réponse est morale : on sait que le racisme est mauvais, en évitant d’être ce qui est mauvais, nous ne sommes pas raciste. Mais d’où vient ce savoir si ce n’est de notre éducation, de notre environnement ?</p>

<p>Prenons une personne, comme il en existe tant, qui tient des propos et des agissements clairement racistes. Alors qu’il ne comprend pas forcément le terme, voire même, alors qu’il ignore son sens, mais étant dans la même société que nous, il sait que le racisme est considéré comme mauvais. Il a alors le choix entre la reconnaissance d’être lui-même mauvais, de renier ses agissements, ou de reconsidérer ce qu’il tient pour bon et mal. On peut déjà voir qu’aucun des choix n’est bon pour la société et pour lui. L’option la moins coûteuse, le déni, est, il me semble, la plus facilement choisie.</p>

<p>Répondre « je ne suis pas raciste, car le racisme, c’est mal », c’est aussi, de manière implicite, répondre « je serai raciste si on m’avais appris que le racisme était bon ». N’est-ce pas là une affirmation raciste ?</p>

<p>Le racisme n’est donc pour nous qu’une question résolue depuis l’obtention du savoir “le racisme est mauvais” ? Mais comment savons-nous justement que “le racisme est mauvais” ? Comment réagirons nous face à un racisme devenu moral ?</p>

<p>La société actuelle devient de plus en plus ouvertement raciste, entre autre. Il n’est donc pas impossible que le racisme soit devenue une idée moralement bonne pour certains individus, et que la société entière bascule un jour dans cette morale raciste. Préparons-nous donc à comprendre l’origine de nos opinions, afin de ne pas devenir raciste à la première occasion.</p>

<p>Si l’on continue sur le concept de racisme comme exemple d’une idée mauvaise. Voilà donc pourquoi je ne suis pas raciste:</p>

<p>Je suis en faveur d’une société heureuse, dans laquelle chaque individu a le maximum de possibilités d’action (je ne crois pas au libre arbitre). C’est donc une société qui minimise les oppressions, c’est à dire les restrictions de liberté/de considération. Il est donc nécessaire de justifier toute réduction de droits ou toute différence de traitement entre les individus. Puisqu’il n’y a aucune justification à modifier les comportements des individus en fonction de leur couleur de peau ou de leurs origines, je pense que le racisme n’a pas d’aspect positif dans le monde.</p>

<p>Allons même plus loin: le racisme est une discrimination qui produit des inégalités qui produisent de la violence, qui produit des oppressions. Le racisme a donc des effets négatif sur la société. J’en déduis donc, plus qu’un manque d’intérêt du racisme, que le racisme est un problème, et qu’il doit être combattu.</p>

<p>Attention ! Cela ne veut pas dire que je n’ai jamais d’attitude raciste. C’est la notion de racisme systémique: j’ai été éduqué et fait parti d’une société raciste, et ai donc encore des réflexes racistes. L’idée que je défend dans ce post est limité à son titre, et ce n’est pas “comment lutter contre le racisme”, qui mériterai évidemment un post à part.</p>
]]></content:encoded>
      <author>linarphy</author>
      <guid>https://blog.linarphy.net/read/a/gs6cuuyx4h</guid>
      <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 21:53:19 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>⌨ Ergo-L</title>
      <link>https://blog.linarphy.net/linarphy/ergo-l</link>
      <description>&lt;![CDATA[TL;DR : Je suis passé sur Ergo-L depuis octobre, et c’est vraiment cool.&#xA;&#xA;Ma première relation avec le clavier&#xA;&#xA;Dans mon enfance, j’ai été assez peu amené à utiliser un clavier. J’utilisais l’ordinateur familial pour jouer à Papyrus, Adibou ou les Sims deux heures par semaines. Je n’ai pas de souvenir précis de mon aisance sur le clavier, mais je suppose qu’elle était rudimentaire. Il me semble que j’associai les touches aux actions de chaque jeu, qui utilisait de toute façon principalement la souris, qui paraissait beaucoup plus pratique.&#xA;&#xA;Pendant mon adolescence, l’ordinateur familial s’est arrêté de fonctionner, et je ne jouais plus. J’utilisais par contre l’ordinateur de mes parents pour aller sur youtube et internet en général (je ne me souviens plus de la durée, mais c’était ~ une fois par semaine). C&#39;est là où j’ai développé ma frappe, avec une main, et les yeux rivés sur le clavier.&#xA;&#xA;J’ai eu l’immense chance d’avoir accès à un ordinateur à 14 ans, un proche m’offrant alors son vieil ordinateur qu’il avait recyclé en y mettant edubuntu. J’y ai découvert Linux, et me suis engouffré dans le terrier de lapin qu’est le logiciel libre. Mais toujours la même frappe : une main, vision du clavier.&#xA;&#xA;À un moment donné, j’apprends l’existence d’autres &#34;layout&#34;, et je croise parfois des discussions en parlant sur le web.&#xA;&#xA;Apprentissage de l’AZERTY&#xA;&#xA;C’est pendant la pandémie COVID-19, en tant qu’étudiant, que je me décide à tenter quelque chose. Je code beaucoup, pour le fun, et la lenteur de ma frappe m’embête. Je ne me pose pas la question d’apprendre une autre configuration, et commence directement à apprendre la frappe à deux mains &#34;à l’aveugle&#34;.&#xA;&#xA;Pour ce faire, je décide de faire deux heures d’exercice par jour, sans jamais regarder mon clavier. C’est très frustrant. Après deux semaines, je ne regarde plus mon clavier, et la frappe à deux mains est automatique.&#xA;&#xA;Apprentissage du Bépo&#xA;&#xA;À force de croiser des utilisateurs du bépo dans la vie réel, et des discussions dessus sur internet, je décide de passer le cap. Adieu l’AZERTY, bonjours le bépo. Enfin, j’essaie. Une première tentative avec une semaine d’exercice (~ 1h par jour) s’arrête lorsque je dois partir sans mon PC, et à mon retour, j’ai la sensation de repartir de zéro. Je tente donc une nouvelle approche.&#xA;&#xA;Dès que j’ai envie, je m’entraîne au bépo. Quelques minutes, parfois une heure, mais pas beaucoup plus. J’essaie de le voir comme un jeu. Après quelques mois, quand je sens que je trouve les touches bépo sans le vouloir, je tente une transition complète.&#xA;&#xA;Découverte de l’Ergo-L&#xA;&#xA;Le jour même de ma transition au bépo, je découvre Ergo-L… Et je vois déjà que modifier ma configuration vim pour le bépo est embêtant. J’hésite. J’ai beaucoup perdu en AZERTY, avec cet entraînement au bépo. Je me décide à revenir en AZERTY (pour pouvoir taper mes mots de passe et travailler sur vim), tout en m’entraînant à Ergo-L.&#xA;&#xA;Je re-tente la méthode &#34;2h par jour&#34;, très frustrante, mais qui fonctionne un peu. Début octobre 2025, après deux semaines, je fais une transition complète.&#xA;&#xA;J’effectue ma transition sans que ma frappe ergol soit fluide. D’une part, je suis pressé, d’autre part, je me dis que ça peut être une nouvelle forme d’apprentissage. Ma saisie est llllleennnnntteeee.&#xA;&#xA;Et maintenant ?&#xA;&#xA;J’ai beaucoup amélioré ma vitesse de frappe, même si j’ai un taux d’erreur très élevé. Ça me convient pour un usage quotidien, et j’ai une vitesse finale (en comptant mes corrections de fautes) comparable à mon ancienne vitesse en AZERTY.&#xA;&#xA;Pour le code, c’est carrément énorme. La touche alt me change la vie. Je n’ai pas modifié ma configuration neovim du tout en passant d’AZERTY à Ergo-L, et, si c’est moins agréable, ça ne change pas grand-chose.&#xA;&#xA;Si je veux améliorer ma frappe à présent, c’est en m’exerçant tous les jours sur des sites, pour diminuer les erreurs. Je pense que je vais m’y mettre dans quelque temps. J’ai acheté mon premier clavier ergonomique (le Quacken, bigup @ergonautes@eldritch.cafe), qui n’est pas encore arrivé est en cours d’acheminement. On verra bien ce que ça donnera.&#xA;&#xA;Un seul problème : je ne peux plus taper le symbole °, et c’est parfois agaçant.&#xA;&#xA;(ce post a été rédigé avec ergo-l)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>TL;DR : Je suis passé sur Ergo-L depuis octobre, et c’est vraiment cool.</p>

<h2 id="ma-première-relation-avec-le-clavier">Ma première relation avec le clavier</h2>

<p>Dans mon enfance, j’ai été assez peu amené à utiliser un clavier. J’utilisais l’ordinateur familial pour jouer à Papyrus, Adibou ou les Sims deux heures par semaines. Je n’ai pas de souvenir précis de mon aisance sur le clavier, mais je suppose qu’elle était rudimentaire. Il me semble que j’associai les touches aux actions de chaque jeu, qui utilisait de toute façon principalement la souris, qui paraissait beaucoup plus pratique.</p>

<p>Pendant mon adolescence, l’ordinateur familial s’est arrêté de fonctionner, et je ne jouais plus. J’utilisais par contre l’ordinateur de mes parents pour aller sur youtube et internet en général (je ne me souviens plus de la durée, mais c’était ~ une fois par semaine). C&#39;est là où j’ai développé ma frappe, avec une main, et les yeux rivés sur le clavier.</p>

<p>J’ai eu l’immense chance d’avoir accès à un ordinateur à 14 ans, un proche m’offrant alors son vieil ordinateur qu’il avait recyclé en y mettant edubuntu. J’y ai découvert Linux, et me suis engouffré dans le terrier de lapin qu’est le logiciel libre. Mais toujours la même frappe : une main, vision du clavier.</p>

<p>À un moment donné, j’apprends l’existence d’autres “layout”, et je croise parfois des discussions en parlant sur le web.</p>

<h2 id="apprentissage-de-l-azerty">Apprentissage de l’AZERTY</h2>

<p>C’est pendant la pandémie COVID-19, en tant qu’étudiant, que je me décide à tenter quelque chose. Je code beaucoup, pour le fun, et la lenteur de ma frappe m’embête. Je ne me pose pas la question d’apprendre une autre configuration, et commence directement à apprendre la frappe à deux mains “à l’aveugle”.</p>

<p>Pour ce faire, je décide de faire deux heures d’exercice par jour, sans jamais regarder mon clavier. C’est très frustrant. Après deux semaines, je ne regarde plus mon clavier, et la frappe à deux mains est automatique.</p>

<h2 id="apprentissage-du-bépo">Apprentissage du Bépo</h2>

<p>À force de croiser des utilisateurs du bépo dans la vie réel, et des discussions dessus sur internet, je décide de passer le cap. Adieu l’AZERTY, bonjours le bépo. Enfin, j’essaie. Une première tentative avec une semaine d’exercice (~ 1h par jour) s’arrête lorsque je dois partir sans mon PC, et à mon retour, j’ai la sensation de repartir de zéro. Je tente donc une nouvelle approche.</p>

<p>Dès que j’ai envie, je m’entraîne au bépo. Quelques minutes, parfois une heure, mais pas beaucoup plus. J’essaie de le voir comme un jeu. Après quelques mois, quand je sens que je trouve les touches bépo sans le vouloir, je tente une transition complète.</p>

<h2 id="découverte-de-l-ergo-l">Découverte de l’Ergo-L</h2>

<p>Le jour même de ma transition au bépo, je découvre Ergo-L… Et je vois déjà que modifier ma configuration vim pour le bépo est embêtant. J’hésite. J’ai beaucoup perdu en AZERTY, avec cet entraînement au bépo. Je me décide à revenir en AZERTY (pour pouvoir taper mes mots de passe et travailler sur vim), tout en m’entraînant à Ergo-L.</p>

<p>Je re-tente la méthode “2h par jour”, très frustrante, mais qui fonctionne un peu. Début octobre 2025, après deux semaines, je fais une transition complète.</p>

<p>J’effectue ma transition sans que ma frappe ergol soit fluide. D’une part, je suis pressé, d’autre part, je me dis que ça peut être une nouvelle forme d’apprentissage. Ma saisie est llllleennnnntteeee.</p>

<h2 id="et-maintenant">Et maintenant ?</h2>

<p>J’ai beaucoup amélioré ma vitesse de frappe, même si j’ai un taux d’erreur très élevé. Ça me convient pour un usage quotidien, et j’ai une vitesse finale (en comptant mes corrections de fautes) comparable à mon ancienne vitesse en AZERTY.</p>

<p>Pour le code, c’est carrément énorme. La touche <code>alt</code> me change la vie. Je n’ai pas modifié ma configuration <code>neovim</code> du tout en passant d’AZERTY à Ergo-L, et, si c’est moins agréable, ça ne change pas grand-chose.</p>

<p>Si je veux améliorer ma frappe à présent, c’est en m’exerçant tous les jours sur des sites, pour diminuer les erreurs. Je pense que je vais m’y mettre dans quelque temps. J’ai acheté mon premier clavier ergonomique (le Quacken, bigup @ergonautes@eldritch.cafe), qui <del>n’est pas encore arrivé</del> est en cours d’acheminement. On verra bien ce que ça donnera.</p>

<p>Un seul problème : je ne peux plus taper le symbole °, et c’est parfois agaçant.</p>

<p>(ce post a été rédigé avec ergo-l)</p>
]]></content:encoded>
      <author>linarphy</author>
      <guid>https://blog.linarphy.net/read/a/8i5fc2ib3m</guid>
      <pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:42:42 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>OpenSSH</title>
      <link>https://blog.linarphy.net/linarphy/openssh</link>
      <description>&lt;![CDATA[I was trying to push a new git repo on another git server (git is peer-to-peer) to publish transparent open access data for my work. For the record, it was using Gitlab 😮‍💨.&#xA;&#xA;Imagine my surprise (not) when I saw the message “Received disconnect from X.X.X.X port 22:2: Too many authentication failures”. Being a good pupil, all my SSH connections are protected with SSH key (except for one organization, but this will maybe be explained in another post). All my SSH keys expire (manually, as I delete them) every year, and this was the second time I used this SSH key.&#xA;&#xA;I have two mirrors : one on my personal repo, one on the office repo. Two different SSH keys, of course, and the configuration worked for the first one… So, why should I get this 😧 ?&#xA;&#xA;git push&#xA;Énumération des objets: 26, fait.&#xA;Décompte des objets: 100% (26/26), fait.&#xA;Compression par delta en utilisant jusqu&#39;à 14 fils d&#39;exécution&#xA;Compression des objets: 100% (23/23), fait.&#xA;Écriture des objets: 100% (26/26), 120.55 Kio | 15.07 Mio/s, fait.&#xA;Total 26 (delta 0), réutilisés 0 (delta 0), réutilisés du pack 0&#xA;remote: Checking connectivity: 26, done.&#xA;To git.linarphy.net:linarphy/step2angle.git&#xA; [new branch]      main -  main&#xA;La branche &#39;main&#39; est paramétrée pour suivre la branche distante &#39;main&#39; depuis &#39;origin&#39;.&#xA;Received disconnect from X.X.X.X port 22:2: Too many authentication failures&#xA;Disconnected from X.X.X.X port 22&#xA;fatal: Impossible de lire le dépôt distant.&#xA;&#xA;Veuillez vérifier que vous avez les droits d&#39;accès&#xA;et que le dépôt existe.&#xA;That’s not good. So I try to ssh in the server, directly, with `ssh git@hostname -vvv&#39;, and… surprise ! It doesn’t look at the good key. I check my configuration, everything looks good… I re-check with the exact same command and configuration and… TADAAAA, it works now 🥳.&#xA;&#xA;So, I try to git push again, and everything works again.&#xA;&#xA;I don’t know what the root cause is, and I may never know 🤨. But there are multiple identifiable cause that increase the frequency of this type of issues.&#xA;&#xA;First, OpenSSH client. It has a great history, one of the oldest SSH server and client, still there and doing great, implementing tons of stuff 🧓. Yet, it still forces people to create a .ssh folder in their $HOME directory without caring about .config which is a specification that has more than 20 years (for the 0.6 version). I was not born when the specification was starting to be crafted, and OpenSSH still does not care 😡.&#xA;&#xA;Even Mozilla now (since one month) respect this specification.&#xA;&#xA;Yes, you can force OpenSSH to use a custom config file with the -F option. But then, you have to work additional hours to adapt every software configuration that uses OpenSSH in the background to add this flag everywhere (when it is possible !).&#xA;&#xA;Speaking about configuration file, its syntax is weird. I know how to read the doc, so it’s fine, but still.&#xA;&#xA;But the strangest thing is its inability to select ONLY ONE key. When you add the nice -i /path/to/ssh/key argument, OpenSSH will still try others keys. I KNOW other keys won’t work. Stop trying everything you can to connect to the server. That is not sane default 🤬 ! If you don’t ask for any key, I understand, but if you ask specifically for one, why using other keys ?&#xA;&#xA;And it’s worse than what you think: If there is a mistake in your configuration, OpenSSH will accept it and if a valid key still exists, the user won’t know the key specified in the configuration is bad. So when you will clean your devil ~/.ssh folder and delete «unused keys », the surprise of being locked out, without any SSH key to connect to your server, will not be nice. Don’t worry, even if you don’t delete any keys, adding too many keys will make OpenSSH take minutes to find the good one, and you will think that the server is slow 🕜.&#xA;&#xA;Erratum: I just discovered the -o IdentitiesOnly=yes option, but the fact that it not the default when specifying -i /path/key is beyond my comprehension.&#xA;&#xA;Let’s speak about the verbosity of the SSH client, too. I want to know, first, if everything go right, then, how my configuration file is used, then what packet I send and receive with their code. Right now, you can get the first and last information, but good luck understanding if OpenSSH does what it does because you wrote something or if this is default behavior.&#xA;&#xA;The second factor is Gitlab connection. Sometimes it works, sometime not. And being self-hosted software is no excuse. Codeberg, with forgejo, does well better, and without the AI bullshit 💩 and without being a huge company. Gitlab has a lot of feature, that you will absolutely never use, and this clutters your entire screen, which makes every operation harder than it should.]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>I was trying to push a new git repo on another git server (git is peer-to-peer) to publish transparent open access data for my work. For the record, it was using Gitlab 😮‍💨.</p>

<p>Imagine my surprise (not) when I saw the message “Received disconnect from X.X.X.X port 22:2: Too many authentication failures”. Being a good pupil, all my SSH connections are protected with SSH key (except for one organization, but this will maybe be explained in another post). All my SSH keys expire (manually, as I delete them) every year, and this was the second time I used this SSH key.</p>

<p>I have two mirrors : one on my personal repo, one on the office repo. Two different SSH keys, of course, and the configuration worked for the first one… So, why should I get this 😧 ?</p>

<pre><code class="language-bash">git push
Énumération des objets: 26, fait.
Décompte des objets: 100% (26/26), fait.
Compression par delta en utilisant jusqu&#39;à 14 fils d&#39;exécution
Compression des objets: 100% (23/23), fait.
Écriture des objets: 100% (26/26), 120.55 Kio | 15.07 Mio/s, fait.
Total 26 (delta 0), réutilisés 0 (delta 0), réutilisés du pack 0
remote: Checking connectivity: 26, done.
To git.linarphy.net:linarphy/step2angle.git
 * [new branch]      main -&gt; main
La branche &#39;main&#39; est paramétrée pour suivre la branche distante &#39;main&#39; depuis &#39;origin&#39;.
Received disconnect from X.X.X.X port 22:2: Too many authentication failures
Disconnected from X.X.X.X port 22
fatal: Impossible de lire le dépôt distant.

Veuillez vérifier que vous avez les droits d&#39;accès
et que le dépôt existe.
</code></pre>

<p>That’s not good. So I try to ssh in the server, directly, with `ssh git@hostname -vvv&#39;, and… surprise ! It doesn’t look at the good key. I check my configuration, everything looks good… I re-check with the exact same command and configuration and… TADAAAA, it works now 🥳.</p>

<p>So, I try to <code>git push</code> again, and everything works again.</p>

<p>I don’t know what the root cause is, and I may never know 🤨. But there are multiple identifiable cause that increase the frequency of this type of issues.</p>

<p>First, OpenSSH client. It has a great history, one of the oldest SSH server and client, still there and doing great, implementing tons of stuff 🧓. Yet, it still forces people to create a <code>.ssh</code> folder in their <code>$HOME</code> directory without caring about <code>.config</code> which is a specification that has more than 20 years (for the 0.6 version). I was not born when the specification was starting to be crafted, and OpenSSH still does not care 😡.</p>

<p>Even Mozilla now <a href="https://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=259356" rel="nofollow">(since one month)</a> respect this specification.</p>

<p>Yes, you can force OpenSSH to use a custom config file with the <code>-F</code> option. But then, you have to work additional hours to adapt every software configuration that uses OpenSSH in the background to add this flag everywhere (when it is possible !).</p>

<p>Speaking about configuration file, its syntax is weird. I know how to read the doc, so it’s fine, but still.</p>

<p>But the strangest thing is its inability to select ONLY ONE key. When you add the nice <code>-i /path/to/ssh/key</code> argument, OpenSSH will still try others keys. <em>I KNOW other keys won’t work. Stop trying everything you can to connect to the server.</em> That is not sane default 🤬 ! If you don’t ask for any key, I understand, but if you ask specifically for one, why using other keys ?</p>

<p>And it’s worse than what you think: If there is a mistake in your configuration, OpenSSH will accept it and if a valid key still exists, the user won’t know the key specified in the configuration is bad. So when you will clean your <em>devil</em> <code>~/.ssh</code> folder and delete «unused keys », the surprise of being locked out, without any SSH key to connect to your server, will not be nice. Don’t worry, even if you don’t delete any keys, adding too many keys will make OpenSSH take minutes to find the good one, and you will think that the server is slow 🕜.</p>

<p>Erratum: <strong>I just discovered the <code>-o IdentitiesOnly=yes</code> option, but the fact that it not the default when specifying <code>-i /path/key</code> is beyond my comprehension.</strong></p>

<p>Let’s speak about the verbosity of the SSH client, too. I want to know, first, if everything go right, then, how my configuration file is used, then what packet I send and receive with their code. Right now, you can get the first and last information, but good luck understanding if OpenSSH does what it does because you wrote something or if this is default behavior.</p>

<p>The second factor is Gitlab connection. Sometimes it works, sometime not. And being self-hosted software is no excuse. Codeberg, with <a href="https://forgejo.org/" rel="nofollow">forgejo</a>, does well better, and without the AI bullshit 💩 and without being a huge company. Gitlab has a lot of feature, that you will absolutely never use, and this clutters your entire screen, which makes every operation harder than it should.</p>
]]></content:encoded>
      <author>linarphy</author>
      <guid>https://blog.linarphy.net/read/a/elga261z5p</guid>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 16:59:45 +0000</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>